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Martin Ziegler

biographie

 

 

Martin Ziegler, né en 1956 à Stuttgart (Allemagne), auteur français [poésie]

Martin Ziegler avait d'abord eu le désir de peindre, ce qui éclaire son parcours d'auteur d'une lumière particulière. A 17 ans, il quitte l'Allemagne et poursuit en France des études multiples et croisées : beaux-arts, littérature, sciences humaines. Pendant 6 ans, il travaille à une thèse avec Michel Foucault sur la notion de bios.

En 1986, Martin Ziegler publie son premier ouvrage, La Suite des temps, aux éditions de l'Aube, bref récit remarqué notamment par Julien Gracq, André du Bouchet et Jean-Luc Nancy. Depuis lors, il se consacre à l'écriture. En 1997, paraît, aux éditions L. Mauguin, Ô ter abcède, un récit poétique où se synthétise le souci de la poésie, la pensée de l'autre et l'esthétique d'une oeuvre à la fois précise, elliptique, intense et émouvante.

Très vite, chez le même éditeur, il publie plusieurs recueils de poésie. En 1998, il obtient le prix Claude Sernet. En 2001, la parution de Chemins à fleur autrement blanc est remarquée par Arlette Farge qui l'invite pour un long entretien sur France Culture, suivi en 2002 par un autre entretien de grand intérêt avec Alain Veinstein. Martin Ziegler donne de nombreuses lectures publiques, en France mais aussi à l'étranger : à Pragues  pour le Friedrich Bödecker-Kreis  (1998), à la Fondation Günter Grass (Brême, 2005) ; en 2003 il reçoit le prix de l'Organisation européenne des auteurs à Minden (Allemagne). En 2006, il est invité à lire devant un parterre d'étudiants à l'Université de Heidelberg par le Pr Gerhard Poppenberg, qui postface dans la célèbre revue Akzente la traduction d'un choix de poèmes de Martin Ziegler. En 2009 celui-ci l'invite à nouveau à Heidelberg pour une rencontre discussion avec le poète Durs Grünbein (prix Büchner 1995).

Pendant ces années, l 'intérêt de Martin Ziegler pour l'art et la philosophie ne se dément pas. Il traduit en français plusieurs allocutions du philosophe Werner Hamacher, proche de Jacques Derrida et Jean-Luc Nancy avec lesquels il entretient des échanges brefs mais très importants à ce moment qu'il considère comme l'achèvement d'un premier pan de son travail d'écriture.

Fin 2005, paraît le recueil Comme il en irait du venir en souffrance. A son propos, M.F. Ehret écrit dans Les Cahiers critiques de poésie "L'écriture de Martin Ziegler se raréfie encore, alors même que l'on pouvait croire la chose impossible. Sa poésie nous interroge, elle ne souligne rien, elle garde invisible l'invisible qu'elle désigne".

Travail de dépouillement de l'écriture mené à son paroxysme, la langue est inapte à dire, semble affirmer Martin Ziegler. C'est dans l'espace d'absence de la langue que se formule le plus juste de la poésie. Ce qui le conduit à deux directions de travail : une écriture renourrie par les mots, mais où la compréhension se fait bien au-delà du sens et la réalisation d'un premier film où l'image naît de l'image dans le refus de la trame écrite : c'est ce dernier  travail qui est décrit au fil de ce blog.